
Pour vous chers visiteurs et rien que pour le Festival GEEK & MUSIC, nous avons effectué une interview avec Emilie Plante, la Responsable des communications pour le Festival Geek Montréal qui a eu sa toute première édition le 6 & 7 Mars 2010 dans les locaux de SUPINFO. Idéal pour en savoir davantage sur les festivals outre-atlantique et pourquoi pas y jeter un oeil durant vos prochaines vacances au Canada durant la prochaine édition ?
Bonjour ! Pouvez-vous présenter GeekFest Montréal en quelques mots et nous dire comment s’est passé cette 1ère édition ? Comment une personne Geek est-elle perçue à Montréal ?
Le GeekFest est un rassemblement de geeks en tous genres. Il s’agit d’un festival créé par des geeks, pour des geeks où tous sont invités à venir partager leurs passions.
La première édition s’est fort bien déroulée. Il y a eu au total 465 visiteurs durant le week-end du 6-7 mars 2010 et les commentaires étaient généralement très positifs. Nous avons bien sûr quelques détails à revoir ou modifier, mais nous sommes bien fiers de cette première édition et de tout ce que nous avons réalisé pour y parvenir.
Le terme geek a pu être perçu négativement par le passé, mais il est en voie de devenir très populaire. D’ailleurs, nombreux sont ceux qui affirment haut et fort qu’ils sont geeks. Être geek est, à Montréal, un mode de vie comme un autre.
D’où vous est venue l’idée de créer ce festival ? Pensez-vous avoir pu vous démarquer des autres événements tels que les rencontres de blogueurs, podcasteurs, programmeurs web qui sont déjà présents chez vous ?
L’idée est venue de Frédéric Harper, à l’été 2009. Il a d’abord lancé l’idée sur les réseaux sociaux et rapidement, le projet a pris forme. Il s’agissait de créer un festival ludique, où les visiteurs étaient amenés à découvrir différentes facettes du monde geek. En ce sens, le GeekFest est à la fois quelque peu différent des autres événements, tout en cherchant à les promouvoir et à se lier avec d’autres organismes dont la mission est similaire. De plus, le festival était ouvert aux non-geeks, c’est-à-dire aux personnes qui ne sont pas forcément passionnés par un sujet ou un hobby à connotation geek.
Le Geek Fest Montréal a pris place au campus de l’école supérieure d’informatique SUPINFO. Ce choix de lieu avait-il été calculé ?
Le lieu nous a été gracieusement offert par l’équipe de SUPINFO. Étant bien situé à Montréal, nous avons immédiatement sauté sur l’occasion.
Le logo officiel de votre festival représente un cerveau. N’avez-vous pas eu la crainte de n’attirer que les nerds ? Comment s’est déroulé la communication autour de cet événement ?
Le logo a été choisi suite à un concours. Bien sûr, le cerveau en tant que tel peut être associé aux nerds, mais nous croyons que la diffusion de l’information ciblait un public d’abord geek, ne serait-ce que par les sujets abordés. La communication autour de l’événement s’est d’abord et avant tout déroulée via le web, sur les réseaux sociaux et sur notre site. Par la suite, les médias traditionnels ont emboîté le pas.
Vous avez également invité des visiteurs anglophones à venir puisque Montréal se trouve à la frontière des États-Unis, et vous n’avez pas hésité à communiquer en anglais. Avez-vous reçu beaucoup de visiteurs parlant la langue anglaise ? Aucun souci au niveau de la barrière de la langue ?
Une bonne proportion des visiteurs parlaient anglais. Pour la prochaine édition, nous souhaitons élargir nos horizons puisque la masse geek est, à Montréal, aussi bien francophone qu’anglophone! L’organisation du Festival Geek étant à la base francophone, la première édition a été surtout diffusée dans les milieux francophones. La barrière linguistique ne pose pas de réel problème puisque la plupart des membres baignent quotidiennement dans un univers bilingue. Nous allons toutefois avoir recours à une banque de traducteurs pour la prochaine édition, histoire d’attirer un public le plus large possible.
Contrairement aux conventions françaises axées davantage sur les mangas, vous avez énormément d’activités geeks originales telles que des compétitions de programmation ou bien même de recettes de cuisine geek ainsi que des matchs d’improvisation. Comment s’est déroulé le choix des activités ? Ont-elles eu du succès ?
La plupart des activités ont été lancées en début de projet, par le biais du blogue du Festival ou encore lors de réunions. Certaines ont été peu à peu adaptées en fonction du matériel disponible et de l’intérêt des participants. Règle générale, la plupart des activités ont obtenu un réel succès. Quelques-unes n’ont pas obtenu le succès escompté ou ont dû être annulées, faute d’un nombre suffisant de participants. Il faut dire que le Festival Geek de Montréal est un événement généré en grande partie par les participants et que nous sommes ouverts aux propositions pour la prochaine édition!
Pour finir, d’autres éditions du GeekFest Montréal sont prévues ? Comment imaginez-vous l’avenir du festival ?
Une 2e édition aura lieu en 2011. Entre temps, le GeekFest sera associé à quelques activités issues du domaine geek et nous prévoyons également des activités de collecte de fonds. Nous croyons que le Festival Geek de Montréal est là pour durer, vu l’intérêt de la population geek à Montréal!
J’espère que vous avez apprécié cette interview et désormais vous savez que les geeks sont loin d’être considérés comme des OVNI à Montréal. Pour en savoir plus : http://www.geekfestmtl.com/